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Rétinopathie multifocale
Coton de Tuléar
Montagne des Pyrénées
Mastiff & Bullmastiff
Dogue de Bordeaux
Tests CMR1 et CMR2
Rétinopathie multifocale
La rétinopathie multifocale (CMR pour canine multifocal retinopathy) se caractérise par un décollement
de la rétine en plusieurs endroits (multifocal). Des lésions grisâtres rondes ou ovales correspondent aux
décollements focaux de la rétine. Chez l’homme, une maladie homologue est dénommée dystrophie
vittelliforme ou maladie de Best.
La maladie se développe chez les jeunes chiens à partir de 4 mois, progresse lentement, peut guérir puis
réapparaître. Les lésions peuvent disparaître mais également laisser des cicatrices irréversibles sur la
rétine.
Dans les formes les moins graves, le chien ne semble pas présenter de problèmes de vision
malgré l’apparence anormale de la rétine. Dans les formes les plus graves, les lésions peuvent conduire
à la cécité.
Expression et transmission
La rétinopathie multifocale est due à des mutations dans le gène VMD2 (Vitelliform Macular Dystrophy 2).
Ce gène code une protéine de structure des cellules de l’épithélium pigmenté de la rétine appelée Bestrophine.
La forme CMR1 est due à une mutation (C73T) chez le Chien de Montagne des Pyrénées, le Mastiff et le Bullmastiff.
La forme CMR2 est due à une mutation (G482A) chez le Coton de Tuléar.
La fréquence de chiens porteurs de ces mutations est de l’ordre de 5 à 20% selon les races.
Une évaluation précise est en cours pour chaque race concernée.
Pour les deux formes CMR1 et CMR2, la rétinopathie multifocale s’exprime selon un mode autosomique
récessif dans les 4 races définies ci-dessus. Le test génétique détermine le statut du chien parmi les trois
situations décrites ci-dessous :
Test génétique
L’identification des mutations responsables de la rétinopathie multifocale dans ces races résulte des
travaux de recherches des équipes de l’Université de Pennsylvanie et de l’Université Cornell (Guziewicz et al. 2007).
Le test ADN est fiable, facile à réaliser (à partir d’un simple frottis buccal), réalisable dès que l’animal est
identifié (puce ou tatouage) et effectué une seule fois dans la vie du chien.
Le dépistage précoce de cette maladie oculaire permet :
• de dépister très tôt les chiots porteurs ou atteints,
• de sélectionner les reproducteurs en conséquence,
• d’adapter les croisements en évitant de reproduire les chiens porteurs entre eux.
Ce travail de prévention est indispensable pour contenir la propagation de l’anomalie génétique et pour
pouvoir éliminer progressivement cette maladie héréditaire au sein des races touchées.
Le test génétique est également utile pour que le vétérinaire puisse entreprendre un diagnostic différentiel en cas de doute, pour confirmer
une rétinopathie multifocale ou pour exclure une autre affection de la rétine.
Pour plus d’informations sur les recherches et les services d’ANTAGENE
www.antagene.com